L’anesthésie dentaire locale sert à insensibiliser les dents et la gencive à la douleur lors d’un traitement dentaire.
L’anesthésie sert à bloquer temporairement (une à plusieurs heures) la propagation des signaux électriques le long des nerfs.
Ces signaux étant bloqués, le cerveau ne reçoit plus l’information de la sensation de "mal"(analgésie). L’anesthésie constitue donc un énorme avantage dans le traitement de la douleur, et le chirurgien dentiste peut effectuer le traitement dentaire nécessaire dans le calme en ayant la certitude de ne pas "torturer" son patient. Il s’agit ici d’anesthésie locale appliquée par injection, qui n’endort pas entièrement par opposition à une anesthésie générale.
La dose d’anesthésiant généralement utilisée est minime et habituellement sans effet toxique. Toutefois, des réactions allergiques peuvent survenir de manière imprévisible (mais rare), c'est pour cette raison que le dentiste doit être informé de toute réaction allergique à un médicament.
L’adrénaline, étant très utile au principe anesthésique (améliore son action et limite les saignements), est utilisée sous forme d’épinéphrine dans les substances anesthésiantes, mais elle peut entrainer des tremblements, la diminution de sucre dans le sang, l’augmentation de la pression artérielle et du rythme cardiaque. L’épinéphrine (adrénaline) doit donc être diminuée lorsqu’il s’agit de l'utiliser chez une personne souffrant de diabète, de tachycardie, d’hypertension artérielle… ou à jeun.
Finalement, l’anesthésiant ne constitue aucun danger pour la femme enceinte ou la femme qui allaite. A la suite d’une anesthésie, il faut faire particulièrement attention, et surtout s’il s’agit d’un enfant, de ne pas se mordre les joues, lèvres ou langue endormies. Tout effet survenu à la suite d’une anesthésie, comme un hématome (lorsque l’aiguille a touché un vaisseau sanguin) ou engourdissements et douleurs (lorsque l’aiguille a touché un nerf), se dissipe assez rapidement.
Il existe plusieurs formes d’anesthésie que votre dentiste utilise séparément ou ensemble selon le traitement pratiqué et le niveau de la douleur. On peut diviser les anesthésies en trois différents groupes
L’anesthésie locale
L’anesthésie locale sert à endormir un groupe de 2 à 3 dents. Elle se présente sous forme d’injection.
Le dentiste peut ainsi réaliser une anesthésie péri apicale ou para apicale par une injection déposée en regard de l’extrémité de la racine dentaire. Suite à cette anesthésie, la lèvre est engourdie.
L’anesthésique peut être déposé à l’intérieur de l’os alvéolaire, dans la crête osseuse, on parle alors d’anesthésie intraseptale.
Si l’anesthésique est injecté dans la pulpe de la dent, il s’agit d’une anesthésie intrapulpaire utilisée principalement lors des traitements endodontiques.
L’anesthésie loco régionale
L’anesthésie loco régionale est également réalisée à l’aide d’une injection et elle sert à anesthésier toute une demi arcade.
Si le dentiste injecte l’émergence du nerf mandibulaire, il endort les prémolaires et les molaires. Cette anesthésie, appelée loco régionale ou tronculaire, est utilisée par exemple pour extraire les dents de sagesse et s’accompagne généralement d’une perte de sensibilité et de motricité de la lèvre pendant plusieurs heures.
Les anesthésies transcorticale et ostéocentrale
Le chirurgien dentiste peut également injecter l’os spongieux soit qui entoure la dent (anesthésie transcorticale), soit au niveau de l’extrémité de la racine dentaire (anesthésie ostéocentrale), pour obtenir une anesthésie instantanée de 2 à 8 dents.